vendredi 11 septembre 2020

Jean Cyrille Cavé (1833-1909) Fondateur des Sociétés de secours mutuels scolaires en 1881


Jean Cyrille Cavé (1833-1909)
Fondateur des Sociétés de secours mutuels scolaires en 1881


La Société de secours mutuels de Blanzy (71)

A la suite de la séance du Conseil des Maîtres de l’école de garçons de Blanzy du 24 avril 1911, le procès-verbal stipule que : « Les maîtres de l’école de garçons de Blanzy ont décidé de promettre leur concours au sujet de la Société de secours mutuels de Blanzy pour le recrutement des adhérents parmi les enfants de 6 à 13 ans ». C’est ainsi que va se développer dans cette commune une société solidaire et mutualiste bien moins belliqueuse que la Société de tir scolaire que les maîtres approuvèrent dans la même école lors de leur séance du 12 avril 1908…




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).
Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa). 





Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa). N°9: "La mutualité en France" (des enfants dansent en ronde lors d'une fête de la mutualité)



La naissance des Sociétés de secours mutuels scolaires

L’année 1881 marque la mise en place de l’enseignement primaire gratuit, laïque et obligatoire par Jules Ferry, Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts. C’est alors que l’idée de Jean-Cyrille Cavé de fonder une mutualité scolaire devient possible grâce au réseau d’instituteurs ainsi développé. Il tente sa première expérience à Paris avec sa « société » de secours mutuels et de retraite du XIXème arrondissement. La cotisation hebdomadaire pour les enfants de trois à treize ans perçue par les instituteurs est de deux sous : une partie couvrira le risque maladie et l’autre alimentera un livret à capital réservé, déposé à la Caisse nationale des retraites et de la vieillesse. L’idée sera reprise et développée par Léon Robelin quelques années plus tard (1).



Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa). N°10: "La mutualité scolaire" (des écoliers déposent leur obole dans la boîte déposée sur le bureau du maître)




Les objectifs fixés par Cavé sont de sensibiliser les jeunes sociétaires aux valeurs mutualistes et à apprendre ainsi à anticiper les accidents de la vie sur toute la durée de leur existence. La Société est gérée par une assemblée générale des pères des enfants (ou des mères si les pères sont absents). Voilà un objectif éducatif d’éveil à la citoyenneté qui n’est pas sans plaire aux visées de la toute jeune Troisième République. Immédiatement, les mutualités scolaires intéressent les autorités qui voient en elles l’écho de cet enseignement public qui prône l’épargne et le travail. Les maires, les enseignants, les inspecteurs et les médecins en deviennent rapidement les membres honoraires. En 1896 est lancée une campagne de conférences et de presse, le ministère de l’instruction publique prend part au mouvement. C’est ainsi qu’en 1900 et 1901, sept missions furent confiées à des professeurs de l’enseignement secondaire qui furent chargés de présenter partout en France les mutualités scolaires.


Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).


Deux freins à l’expansion des sociétés surgissent dès le début : le manque d’implication des instituteurs, pivots de l’entreprise, qui sont accaparés par l’implantation des écoles primaires, et l’aspect financier qui, bien que modeste, n’incite pas tout le monde à la mutualisation et n’attire que les classes moyennes ou aisées (2). Cependant, Cavé peut compter sur deux appuis : le soutien actif de la Ligue française de l’Enseignement et de son président fondateur Jean Macé, et le soutien logistique de la Ligue nationale de la prévoyance et de la mutualité fondée par Hippolyte Maze. Malgré tout, il faudra attendre une décennie pour voir l’essor des mutuelles scolaires.



Les petites et les grandes Cavé

C’est la rencontre de Cavé et d’Edouard Petit (inspecteur de l’Instruction primaire), en 1891, à la Ligue de l’Enseignement, qui sera le déclencheur. Ils sont tous deux convaincus que l’information doit réellement passer par la conviction des inspecteurs et des instituteurs, vrais prosélytes de la mutualité auprès des élèves et des familles et ce, dans toutes les couches de la société. Par la suite, la Charte de la mutualité de 1898 inclut des dispositions avantageuses pour le développement de la mutualisation des jeunes générations et la reconnaissance nationale arrive le 28 mai 1899 lors d’une grande fête de la mutualité scolaire présidée par Charles Dupuy, Président du Conseil, Ministre de l’Intérieur et en présence de Georges Leygues, Ministre de l’Instruction Publique. La FNMF (Fédération Nationale de la Mutualité Française) dont Léon Robelin (déjà cité) deviendra le président plus tard, constituée en 1902, voit deux vice-présidences confiées à Jean-Cyrille Cavé et Edouard Petit (2).  


Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



L’implication des inspecteurs primaires se traduit par une nette augmentation du nombre des mutualistes : « En 1903, 563 047 garçons et filles âgés de trois à treize ans sont affiliés au mouvement. La toile mutualiste relie alors près de 13 000 écoles à travers la France, adhérentes à des “ grandes Cavé ” qui centralisent les adhésions au niveau départemental, comme dans l’Ardèche, ou à des “ petites Cavé ”, recrutant au niveau cantonal, comme les 97 sociétés du seul département de l’Ain. Le succès de ces associations est lié à l’implication des inspecteurs primaires, dont l’une des figures emblématiques est Barthélemy Profit (1867-1946), promoteur d’une vingtaine de mutuelles dans les départements de la Savoie et du Puy de Dôme, vers 1906-1907. Une Union des mutualités scolaires de la Seine, regroupant près de 65 000 sociétaires fonctionne de 1900 à 1910, sous la présidence de Jean-Cyrille Cavé lui-même. »  (Source : musée.mutualité.fr)  


Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Cela étant, il restait à pallier la faible mutualisation des treize-vingt ans. Certains mouvements mutualistes tentent d’instaurer un « pont mutualiste » permettant de dispenser les adolescents issus des mutualités scolaires des droits d’admission ou encore de créer une mutualité « post-scolaire » pour assurer la transition entre le monde de l’école et le monde du travail. Dans les deux cas, les jeunes adhérents sont responsabilisés par une participation au vote dans les assemblées générales dès seize ans.


Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



La Société de secours mutuel scolaire de Blanzy




Registre des procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy (collection musée)



Si les procès-verbaux des séances du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy attestent bien de l’existence d’une mutualité scolaire à Blanzy, ils n’y font référence qu’à travers les dispositions techniques prises par les enseignants durant la période d’avril 1911 à juillet 1921.





Registre des procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy, séance du 24 avril 1911 (collection musée)






Registre des procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy, séance du 7 novembre 1919 (collection musée)






Registre des procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy, séance du 9 juillet 1920 (collection musée)






Registre des procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy, séance du 18 juillet 1921 (collection musée)



Transmettre des valeurs mutualistes

L’objectif d’éducation à la citoyenneté ne pouvait se satisfaire des seules missions originelles des Sociétés de secours mutuels scolaires, à savoir : la prise en charge du risque maladie et la constitution d’une épargne. Il fallait aussi transmettre aux plus jeunes un sentiment philanthropique, un réflexe de prévoyance mutualiste. D’autres missions vont bientôt s’ajouter aux sociétés, avec le soutien de la Ligue de l’enseignement : amicale, patronages, cours du soir, universités populaires, lectures publiques, organisation de bibliothèques scolaires, secours en nature aux enfants pauvres des écoles, associations d’anciens élèves dites « Petites A », en sont des exemples.




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



A l’aube de la Première Guerre mondiale, on dénombre près de 900 000 jeunes sociétaires mais le bilan est mitigé au regard des prestations. A la fin de leur cursus scolaire, de nombreux adhérents cessent de verser sur leur livret malgré les possibilités offertes par la loi sur les Retraites ouvrières et paysannes votée en 1910. Les dévaluations d’après guerre feront le reste, laminant ce mode de retraite par capitalisation.




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Une circulaire de 1921 encourage les sociétés scolaires à développer des activités de prévention en organisant, notamment, des colonies de vacances pour les enfants de santé précaire ou tuberculeux (voir article : https://musee-ecole-montceau-71.blogspot.com/2017/03/la-lutte-contre-la-tuberculose.html#more). A la fin des années 20, le bilan est contrasté. Différentes lois promulguées de 1928 à 1930 modifient la prise en charge des enfants par les mutuelles scolaires. Il en reste malgré tout 355 sur le territoire, regroupant 208 000 adhérents en 1955 et la première société créée par Jean-Cyrille Cavé en 1881 ne disparaîtra… qu’en 1968 !




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Le rôle des Pupilles de l’Enseignement Public (Pep)

Plusieurs associations des PEP contribuent volontairement à l’extension des sociétés mutuelles scolaires en y inscrivant d’office tout ou partie des pupilles dont elles ont la charge, le taux de leur participation à la mutualité étant prélevé sur les secours distribués : « l’inscription de nos pupilles à la mutualité scolaire a été une des premières préoccupations de notre œuvre. Presque toutes nos associations y ont fait, par dizaine de milliers, affilier les orphelins, prenant à leur charge tout ou partie de la cotisation ; notre œuvre a ainsi augmenté dans une proportion notable le nombre des petits mutualistes ». (Bulletin de la FADPEP, n°1 et 2, février-mai 1920)

Les PEP renforcent souvent leur affiliation aux mutuelles scolaires en faisant également entrer leurs pupilles dans les associations amicales des élèves et anciens élèves de leur école et en payant, ici encore, leur cotisation.




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Les écoles congréganistes et les mutuelles

Bizarrement, la question de la laïcité, qui fait rage au début du XXème siècle, ne transparaît pas dans la gestion des sociétés… bien que des valeurs républicaines aient présidé à la naissance des mutuelles scolaires. Même la fondation de l’Union nationale de Cavé et Petit en 1906, n’empêche pas les élèves des écoles privées de rejoindre la mutualité scolaire.

Du reste, le rapport Petit cité dans l’annexe 2 ci-dessous, signale « l’immense effort » réalisé en 1900-1901 par les écoles congréganistes en vue de développer leurs œuvres sociales à travers leurs adhésions aux mutualités scolaires « [les mutualités scolaires] (..) placées sous le patronage de la Société Générale d’éducation et d’enseignement, dotées par elle des imprimés nécessaires à leur fondation et à leur fonctionnement, ont obtenu en 1900-1901 un rapide succès ». Notons au passage que cette Société Générale (SGEE) était une association catholique conservatrice qui militait contre la laïcisation du système éducatif français. Par la suite, les chiffres montreront que les écoles congréganistes sont résolument entrées dans la voie ouverte par les écoles laïques. Comment les écoles confessionnelles auraient-elles pu se laisser distancer dans une œuvre dont la popularité était indéniable et dont leur absence aurait finalement constitué une cause d’infériorité ?



  

Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Comme l’écrira  Ludovic de Coutenson dans la Revue des Deux Mondes en 1903 : « Il ne nous déplaît pas de voir les écoles de l’État et les écoles libres rivaliser d’ardeur dans l’œuvre de la mutualité. Les enfants prendront dans les unes et dans les autres le goût de l’épargne et de la prévoyance. Souhaitons que, plus tard, ils se retrouvent tous mêlés ensemble au sein des mutualités professionnelles ». Sur ce terrain comme sur tant d’autres, on n’échappe donc pas à l’influence des luttes politiques et religieuses !




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



(1) :


Léon Robelin


« Fils d’un marchand tanneur, Léon Robelin naît à Longjumeau (Seine-et-Oise) en 1866. Dès l’âge de 18 ans, il fonde des œuvres sociales dans ce département. En 1892, il entre à la direction de la Ligue de l’enseignement qui s’est fixé pour but la diffusion de l’instruction dans les classes populaires et la défense de l’enseignement public. Devenu secrétaire général de la Ligue en 1899, Léon Robelin en est un des dirigeants jusqu’en 1925.

Maire de Longjumeau de 1896 à 1927, sous les couleurs du Parti radical, il développe de nombreuses œuvres, dont une société de secours mutuels. Dans le sillage de Jean-Cyrille Cavé, promoteur de la Mutualité scolaire, il est secrétaire général de l’Union nationale des mutualités scolaires, à sa création en 1906, puis jusqu’en 1925 son vice-président et son président. 


En 1919, Léon Robelin devient administrateur de la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) et bientôt, un de ses vice-présidents. En 1920, il participe à une Commission constituée par le ministère du Travail, destinée à élaborer le projet de loi sur les Assurances sociales. En 1921, suite à la démission forcée de Léopold Mabilleau, il est élu président de la FNMF. Après cette crise, il a le mérite de rétablir la sérénité au sein de la Fédération et contribue à son organisation. La nomination d’un secrétaire général, Aristide-Victor Thiriet, marque le point de départ d’une véritable structure administrative fédérale. 

Affaibli par la maladie, Léon Robelin doit réduire ses activités à la veille du XIIIe congrès national de la FNMF (Lyon, 1923). Il préside toutefois la FNMF jusqu’au 18 mai 1925, date à laquelle il démissionne pour raisons de santé. 

Léon Robelin poursuit son activité dans le monde mutualiste, notamment comme dirigeant de l’Union nationale des présidents de sociétés de secours mutuels de France et au sein de la Mutualité scolaire. Il reçoit l’hommage du mouvement mutualiste à sa mort en 1938. » (musée.mutualité.fr)




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



(2)  : Dans la plupart des sociétés, l’enfant verse 10 centimes par semaine : 5 centimes sont prélevés pour constituer un livret personnel de retraite qui profite des libéralités de l’Etat ; 5 centimes sont versés à la masse, à un fonds commun, destiné à donner un secours de 25 à 50 centimes par jour à la famille des sociétaires tombés malades. Parfois on ajoute une cotisation supplémentaire annuelle de 25 centimes, qui sert à acquitter les frais d’enterrement des membres décédés.




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



(3) : « Les sociétés de secours mutuels instituées par. M. Cavé ont pour principal objet d’initier les enfants au mécanisme de l’épargne et de la solidarité. Elles les inclinent, par une souscription intelligemment consentie et méthodique, à grossir les rangs des troupes déjà formées et entraînées. » Rapport d’Edouard Petit à la Ligue.

Dans le même rapport, Edouard Petit indique des chiffres qui montrent le succès des sociétés : « En 1895-1896, la mutualité scolaire comprenait 10 groupements à peine ; en 1896-1897, 110 ; en 1897-1898, 400 ; en 1898-1899, 871 ; en 1900, 1497. En 1900-1901 à la date du 31 mars, 2017 « Petites Cavé » sont organisées, englobant 12 000 écoles, s’étendant à plus de 500 000 écolières et écoliers qui ont versé environ trois millions de francs dont sept cent mille ont servi au paiement des journées de maladies données non pas en aumône, par charité, mais au titre de restitution, d’aide réciproque, par solidarité, par fraternité enfantine ». Le rapport officiel de 1902 donne, quant à lui, le chiffre de 1389 sociétés scolaires avec 32 756 membres honoraires et 346 932 membres participants à la date du 31 décembre 1900. Max Turmann, sociologue, estime le nombre de mutualistes en 1906, à un tiers des enfants fréquentant l’école laïque dans toute la France. Quoi qu’il en soit, les mutuelles scolaires remportent un succès certain.

Un bémol tout de même à ce plaidoyer en faveur d’une exaltante et pure fraternité entre les membres, si les chiffres donnés incluent bien les cotisations des adhérents, ils incluent aussi les cotisations et libéralités des membres « honoraires » que sont l’Etat et autres institutions qui abondent le fonds de façon non négligeable. Si l’adhésion à une mutuelle scolaire est présentée comme un acte citoyen (et il l’est dans son concept), cet acte fraternel est peut-être aussi, avant tout, un contrat d’assurance mutuelle, chacun ne donnant qu’à la promesse de recevoir un jour. 




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



Sources :

- Archives et documentation musée de la Maison d’Ecole

- Histoire des PEP: pupilles de l'école publique, Volume 1, Mathias Gardet

- www.musee.mutualite.fr

- Liberté, égalité, mutualité: mutualisme et syndicalisme, 1852-1967, Michel Dreyfus

- Revue des deux mondes, tome 16, Ludovic de Contenson, 1903

- Le Siècle, article-récit de la création des mutuelles scolaires, 4 février 1899

- https://gdascher.jimdo.com

- Registre de procès-verbaux du Conseil des maîtres de l’école de garçons de Blanzy (71), période 1908-1926




Protège-cahier de Georges Dascher de la série « la prévoyance et la mutualité », 1895. Détail recto divisé en deux vignettes (gravures de Dascher avec un court texte de légende d'Er. Richa).



P.P


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