Les
tampons encreurs à l’école
Pour
le maître ou pour l’élève ?
Rétrospective
Qui,
parmi les anciens, n’a pas le souvenir des tampons appliqués sur le cahier ou
sur une feuille de classeur ? Par contre, parmi eux, qui a le souvenir de
les avoir manipulés ou utilisés librement ? Peu d’écoliers d’autrefois,
assurément, domaine réservé longtemps à la maîtresse ou au maître. Explications.
Le tampon encreur ou tampon
à encrer, est composé aussi bien du timbre en caoutchouc que du coussinet
imbibé d’encre appelé autrefois « encreur » et devenu
« cassette d’encrage ». On eut bien l’idée, au début du 19e
siècle, d’utiliser le caoutchouc plutôt que la gravure sur bois ou sur cire
pour fabriquer des tampons mais on se heurta à la mollesse de la matière qui ne
conservait pas l’empreinte de manière durable.
C’est Charles Goodyear, en
1839, qui rendit possible la
vulgarisation du tampon encreur tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il est à
l’origine de l’invention du caoutchouc pour tampon en trouvant le moyen de
vulcaniser sa production de pneus. Ce procédé, sonna ainsi le glas du
traditionnel sceau. J.F.W Dorman, vendeur de pochoirs ambulant va s’emparer de
l’invention en faisant breveter, en 1866, un vulcanisateur à vapeur qui va lui
permettre de lancer la fabrication de timbres en caoutchouc à grande échelle,
dans sa société basée à Baltimore. La demande allant croissant et les
utilisations se diversifiant, ce sont bientôt 4 000 entreprises qui
fabriqueront des tampons en 1892.
Évidemment, le tampon ne
servit, dans les décennies qui suivirent, qu’aux administrations, aux
politiques et aux notables pour authentifier ou officialiser des documents
importants. Les méthodes pédagogiques de l’époque ne virent pas l’utilité d’un
tel outil dans les apprentissages scolaires.
Sauf exception, les tampons
ne prennent leur essor dans les classes qu’à partir de la fin des années 1950
avec l’arrivée sur le marché des séries de plaques métalliques de géographie et
de sciences principalement. Ces tampons de taille respectable (une demi-page de
cahier d’écolier) permettaient à l’enseignant de fournir rapidement un support
de leçon sur le cahier de chaque élève de sa classe : carte, croquis,
schéma… Les maîtres des grandes classes, pour certains, continuèrent de faire
dessiner les cartes à la plume, à main levée, sur un quadrillage soigneusement
tracé au crayon de papier au préalable…
Parallèlement, des tampons
récréatifs miniatures, plus petits, vinrent égayer les travaux des écoliers des
petites classes (CP/CE). Ainsi apparurent des frises « tamponnées »
par la maîtresse à la suite du modèle d’écriture, ou des illustrations à
colorier sur le cahier de récitations. À partir des années 1970, les tampons
disparaîtront, supplantés qu’ils seront par les techniques nouvelles de
reprographie et l’outil informatique.
Aux oubliettes les tampons ? pas tout à fait…
Des tampons
encreurs nouvelle génération vont devenir de formidables alliés pour
accompagner l’éducation des petits et les faire participer physiquement à une
activité ludique. Ils vont fournir une activité créative aux enseignants ainsi
qu’aux familles : les enfants vont enfin s’approprier les tampons. Une
grande variété de ces derniers, à la « taille » des petits d’âge
maternel vont être proposés par les éditeurs, se différenciant par leurs
formes, les matières, les couleurs ou encore les thèmes abordés, avec pour
objectif l’éveil chez l’apprenti écolier, de sa créativité, sa motricité ou
l’éveil de ses sens.
Prendre en
main un tampon, l’appliquer sur un encreur, effectuer le tamponnage sur une
feuille pour obtenir une empreinte nette requiert une concentration sur les
gestes à produire. Outre développer des capacités manuelles (préhension des
objets, capacité à effectuer une tâche définie), cette activité créative permet
aussi à l’enfant de développer son imagination et ses représentations en
reproduisant des animaux, des objets du quotidiens, des formes diverses ou des
scènes imaginaires. Une approche ludique de la motricité infantile en quelque
sorte.
La reprise
des thèmes d’autrefois sera notoire pour les enfants de grande section. Les
personnages de contes de fées, pirates, chevaliers, princesses seront de
retour, de même que les animaux de la ferme ou de la savane, toujours avec le
même succès, déjà observé chez les écoliers d’autrefois, ouvrant un champ des
possibles infini dans l’approche de l’imaginaire : la magie des tampons !
Tour d’horizon
Le tampon mitraillette
Le bestiaire
Les tampons pour faussaires
Les fleurs
La ferme
Les frises
Les tampons de géographie
Les tampons Sigillor
Les tampons Studia
Lecture et contes
Mathématiques
Matières diverses et variées
Le code de la route
Élocution
Les tampons de sciences
Les tampons d’histoire
On
n’arrête pas le progrès
Nos éditeurs, qui ne
manquent pas d’imagination, eux, proposent dorénavant des tampons d’un genre
particulier, relayés par les réseaux sociaux et les blogs de tout poil. Les
maîtresses et les maîtres peuvent dorénavant agrémenter les cahiers des
écoliers d’annotations colorées, remplaçant de manière ludique les appréciations manuscrites. Cette
nouvelle façon de féliciter, encourager ou motiver les élèves nous vient, une
fois de plus, des pays anglo-saxons et tente une percée chez nos enseignants.
Qu’en penser ? Chacun
sera juge. D’aucuns penseront que ces tampons sont un élément
« moderne » à part entière de leur enseignement pour motiver leurs
élèves, influencés qu’ils sont par le discours commercial développé par la
société Otypo.com dont je ne résiste pas au plaisir de vous soumettre les
arguments :
« Le métier d’enseignant est l'un des plus nobles et des plus exigeants.
Chaque jour, il permet de façonner notre avenir, en transmettant des
connaissances, des compétences ainsi que des valeurs aux nouvelles générations.
Afin de mener à bien cette mission, il est essentiel de s'équiper des bons
outils, et notamment des tampons encreurs enseignants. En effet, cet accessoire
de plus en plus utilisé dans le domaine éducatif est devenu un indispensable du
métier. Vous voulez en savoir plus sur cette arme incroyable pour les
enseignants ? Alors, on vous en dit plus dans cet article.
Les
tampons encreurs : la fusion parfaite entre tradition et modernité
Les
tampons encreurs, symboles intemporels de la tradition, ont suivi le rythme
effréné de la modernité pour s'adapter aux besoins actuels des enseignants.
Loin de se cantonner à leur rôle initial de datation ou de signature, ils se
transforment désormais en véritables outils d'expression, de motivation et de
communication. Avec l'émergence des réseaux sociaux, les tampons se sont mis à
l'air du temps, arborant des smileys, des signes « LIKE » et d'autres icônes
populaires. Le tampon enseignant, en particulier, s'est modernisé pour devenir
un moyen ludique et efficace d'interagir avec les élèves. »
D’autres considéreront cette
évolution avec perplexité…
À bon entendeur…
« Marquez les copies de vos élèves
facilement avec ce kit de 3 tampons encreurs avec smiley.
Dans ce kit, il y a :
- 1 tampon Shiny S510 noir avec un smiley
"content" de couleur verte.
- 1 tampon Shiny S510 bleu avec un smiley
"neutre" de couleur bleue.
- 1 tampon Shiny S510 rouge avec un smiley
"pas content" de couleur rouge.
Les smileys font 10mm de diamètre, idéal
pour tamponner n'importe quelle copie d'élève. »
…salut !
« Le pack de 4 tampons encreurs pour l'école est destiné
aux enseignants s'occupant d'enfants en école maternelle ou primaire, ou aussi
pour les parents pour les devoirs du soir à la maison.
Ils permettent de favoriser les efforts, la motivation et la
coopération des enfants, et également de faire gagner du temps pour les
évaluations et la correction des copies.
Les messages sont ludiques et colorés, adaptés à une
compréhension immédiate du message transmis avec des visuels créatifs.
Chaque modèle fait 22mm de diamètre sur le papier de la marque
Colop à encrage séparé. »
Les clichés ont malgré tout la vie
dure ! La vie en rose (et bleu).
« Profitez d'un kit de tampons de
motivation pour enseignant composé de 5 tampons encreurs bleus et roses.
Chaque tampon encreur Colop CP20 mesure
38x14mm et les couleurs d'encre et de monture sont bleues ou roses.
Ce kit comprend :
- 1 tampon vert "Champion de calcul"
- 1 tampon rouge "Championne de calcul"
- 1 tampon orange "Champion de lecture"
- 1 tampon rose "Championne de lecture"
- 1 tampon bleu composé d'un tableau à 3 colonnes
avec des smileys couronnés »
Les
prothèses du maître, une révolution !
Un
« quiz » pour terminer ?
Pourquoi utiliser des tampons encreurs dans le domaine de
l’éducation ? Pour les commerciaux, il existe de nombreuses raisons d’utiliser
un tampon encreur pour enseignant, voici les plus importantes supposées
(entourez votre réponse) :
Faciliter
la correction des travaux
Tout d'abord, les tampons
encreurs enseignants simplifient considérablement la correction des travaux, en
permettant une évaluation rapide et précise. En effet, ils sont équipés de
messages prédéfinis ou personnalisés, ce qui permet d'apposer facilement des
commentaires constructifs en ce qui concerne les erreurs fréquentes, et ce, en
un seul geste.
VRAI
ou FAUX
Améliorer
la rétroaction, pour un meilleur enseignement
Les tampons encreurs
enseignants révolutionnent la rétroaction en offrant aux enseignants un moyen
efficace et personnalisé de communiquer avec leurs élèves. Ainsi, grâce à des
messages personnalisés sur leurs tampons encreurs, ils peuvent fournir des
commentaires spécifiques, ciblés et constructifs. Cela permet aux élèves de
comprendre rapidement leurs erreurs et de les corriger, favorisant ainsi une
progression plus rapide et une meilleure compréhension des concepts.
VRAI
ou FAUX
Encourage l’engagement des élèves et promeut un environnement positif
Les élèves bénéficient d'une
rétroaction immédiate et constructive, ce qui stimule leur motivation et leur
confiance en eux. De plus, les tampons encreurs peuvent inclure des
commentaires positifs et encourageants, ce qui favorise un climat
d'apprentissage positif.
VRAI
ou FAUX
Quelques
exemples d’utilisation du tampon encreur enseignant
Les tampons encreurs
enseignants sont des outils polyvalents qui peuvent être utilisés dans une
variété de contextes en enseignement :
Correction
de travaux : on les utilise pour marquer des erreurs spécifiques,
fournir des commentaires constructifs et simplifier la notation des devoirs,
des examens et des travaux.
VRAI
ou FAUX
Évaluation
rapide : utiliser des symboles ou des messages préétablis pour
évaluer rapidement les réponses à des questions courantes, ce qui permet de
gagner du temps lors de la correction de travaux en grand nombre.
VRAI
ou FAUX
Encouragement :
créer des messages positifs pour récompenser les efforts des élèves et
renforcer leur confiance en eux.
VRAI
ou FAUX
Marquage
de présence : marquez la présence ou les devoirs rendus
à l'heure avec un tampon approprié pour maintenir un suivi efficace.
VRAI
ou FAUX
Stimulation
de la réflexion : utilisez des tampons avec des questions ou
des invitations à la réflexion pour encourager les élèves à réfléchir sur leur
travail et à aller plus loin.
VRAI
ou FAUX
Si vous avez obtenu une
majorité de VRAI : tout
commentaire est malheureusement inutile.
Si vous avez obtenu une
majorité de NON : peut-être
n’êtes-vous plus de ce siècle…
Si vous avez obtenu une
égalité de OUI et de NON : comme pour tout changement,
vous faites le « gros dos » et vous attendez que cela se passe et
comme le disait ma grand-mère : « ça
leur passera avant que cela ne me reprenne ».
Patrick PLUCHOT


































































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