mardi 30 décembre 2025

Meilleurs vœux 2026

 

Vœu de Jean Jaurès le 15 janvier 1888

L’émancipation par la lecture


BONNE ANNEE 2026

Savoir lire d’abord et écrire ensuite

La lecture, avant l’écriture, donne à l’enfant l’accès à une communication élargie dans le temps mais aussi dans l’espace. En cela réside le progrès économique selon les « positivistes » de la Révolution industrielle, en cette deuxième moitié du 19e siècle. L’instruction sert avant tout à forger un citoyen tout acquis à la défense et au développement du pays. En même temps qu’il décrypte les lettres, l’enfant s’imprègne à son insu, de cette idéologie de la France bourgeoise. L’école, avec ou sans Dieu (publique ou congréganiste) fonctionne comme un système de normalisation socio-culturelle : je dois travailler, je dois aimer mes parents, je dois défendre ma Patrie, bien avant que Vichy n’en fasse sa devise. Jaurès, dans une « lettre aux instituteurs et institutrices » développera une toute autre vision de l’apprentissage de la lecture…

Deux vidéos incluses : vie et mort de Jaurès

mardi 16 décembre 2025

Les contrecoups de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat

 

1905 :On a brûlé un livre à l’école !

Les contrecoups de la loi de séparation des Églises et de l’État  

(En conclusion des  120 ans de la loi)


La guerre des manuels

À Dijon, le 23 décembre 1951, on brûla le Père Noël sur le parvis de la cathédrale Saint-Bénigne (voir l’article du blog du 26 décembre 2019 : On a brûlé le Père Noël). En 1905, à Burzy (71), juste avant Noël, un élève brûla son livre d’histoire à la cantine. Comment un enfant a-t-il pu avoir une telle idée ? Les affres d’une guerre scolaire entretenue, probablement. Les faits… 

jeudi 4 décembre 2025

Laïcisation de l'école-Laïcisation de l'Etat (Deuxième partie)

L’école foyer de la laïcisation de l’État

Deuxième partie : 1833-1980, le chemin vers la laïcité

Dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789), le mot laïcité n’apparaît pas encore mais cet article signe son acte de naissance : « Nul n’a le droit d’être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public. » C’est le principe de liberté de conscience, premier élément de la définition républicaine de la laïcité.

1789 : la Révolution et l’école

À la veille de la Révolution, l’Église ramifiée dans la moindre des paroisses, a la responsabilité de l’instruction primaire. Elle la conservera jusqu’au début du 19e siècle. Malgré tout, parmi les idées généreuses avancées en 1789, les assemblées révolutionnaires vont émettre pour la première fois l’idée d’un service public d’éducation. L’État va revendiquer un droit propre à l’enseignement contre l’habitude acquise par l’Église. La toute jeune République (1792-1804) ne disposera pas des finances et du personnel nécessaire à la fondation d’un service public (qu’aucune administration locale ne serait capable de prendre en charge), pas plus qu’à l’application du décret du 29 brumaire An II (19 décembre 1793) rendant l’école obligatoire pour les enfants entre 6 et 9 ans (1)… Cependant, l’idée d’un service public indépendant de l’Église et facteur d’unité nationale, affirmant déjà les principes de gratuité, d’obligation et d’égalité des enfants devant l’école, est lancée, un chemin toutefois semé d’embûches. Un rappel chronologique s’impose…