jeudi 5 mars 2026

"Jeunes Années" ou la presse enfantine

 

Souvenir de nos « Jeunes Années»

Huit années de l’Almanach magazine de l’écolier et de l’écolière, 1955-1956-1957-1958-1959-1960-1961-1964

Maître, les « Jeunes Années » sont arrivés ?

Voilà la question récurrente que posaient les écoliers, lecteurs assidus du  Jeunes Années-Almanach de l’écolier et de l’écolière que proposait la Coopérative scolaire depuis l’année 1953. Édité par les « Francs et Franches camarades », l’almanach devint le Jeunes années magazine en 1956. Bandes dessinées, littérature pour enfants, documentaires illustrés et travaux manuels réunis dans un seul album, quelle aubaine !

mercredi 18 février 2026

L'enseignement mutuel au 19e siècle

 

L’enseignement mutuel au 19 ème  siècle

Ou la bataille des méthodes


Les classes mutuelles

C’est dans ces classes que l’enseignement mutuel fut développé du milieu du 18e siècle jusqu’après 1833, année où elles furent totalement marginalisées à la suite d’une décision du ministre de l’Instruction Guizot, nommé en 1832. Ce dernier va, sinon imposer, tout du moins conseiller fortement  le choix pédagogique du mode simultané. L’enseignement mutuel devait permettre d’allier coopération, autonomie et responsabilisation, face à la difficulté d’enseigner la même chose à des élèves de capacités et de niveaux différents, dans des classes hétérogènes, problème récurrent de tous temps. Cette méthode, importée des Indes par les anglais prétendait « enseigner la lecture et l’écriture avec succès à mille enfants présents dans une même salle » (1). Voyons ça…

vendredi 6 février 2026

La photographie scolaire

 

La photographie scolaire


Entre voyeurisme et intimité

La photographie de classe fige un instant de vie qui se voudrait, symboliquement, une image de l’école magnifiée, un miroir dans lequel chacun se projette et se reconnaît. Toutefois, les attitudes sérieuses demandées par une maîtresse ou un maître sévère, révèlent parfois une réalité et un naturel qui revient au galop. Se voulant irréprochable, l’élève laisse entrevoir, quelques fois, des poses et une personnalité aussi insolites que fugaces, au détour d’un sourire coquin esquissé ou d’un regard vague cachant d’autres douleurs. L’exercice figé prend alors vie pour l’observateur attentif. La photographie scolaire a sa place dans l’intimité des albums de famille, précieusement conservée, mais là encore, curieux paradoxe, elle endossera dans le temps un statut « public », puisqu’elle sera scrutée par d’innombrables yeux, diffusée qu’elle sera dans la communauté qui entoure l’école et sera partagée largement aussi par les générations futures.

mardi 20 janvier 2026

Radioscopie d'une photographie

 

Une école maternelle à Mâcon, 1899

Radioscopie d’une photographie

La naissance de la « maternelle »

À la fin du 19e siècle, les classes pour les petits élèves, appelées communément « salles d’asile », furent remplacées par ce qui deviendra l’école maternelle publique française entre 1881 (décret du 2 août 1881) et 1887 (décret du 18 janvier 1887). L’école maternelle fut impulsée par les grandes précurseures que furent Marie Pape-Carpantier (1815-1878) et Pauline Kergomard (1838-1915)(1). Le terme d’« école maternelle » apparaît avec Marie Pape-Carpantier, en 1848, quand elle devient directrice d’une École Normale maternelle éphémère, à Paris, avec l’approbation du ministre de l’Instruction Lazare Carnot (père du futur président). Puis, le terme tombe dans l’oubli… Jusqu’à ce que Jules Ferry l’impose à nouveau, influencé par Pauline Kergomard et Ferdinand Buisson. Cet article propose un voyage dans le temps, dans une classe maternelle, à Mâcon, en 1899, description…