mardi 2 octobre 2018

2018 : dernière année de Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Chronique N°7



« Les Instits du Centenaire ! »
Les normaliens mobilisés
Hommage aux promotions de la guerre


Assemblée Générale extraordinaire de l’AVNP71, hommage aux normaliens morts pour la France, ESPE Mâcon, 13 juin 2017 (photo Yves Miniau, http://aaeenm.over-blog.com/)

PREAMBULE

Les élèves et les anciens élèves de l’Ecole Normale de Mâcon ont payé un lourd tribut et notamment les promotions de 1897 à 1915 qui furent véritablement décimées (les plus touchées : la promotion 1906-1909 : 10 tués sur 29 élèves et la promotion 1912-1915 : 12 tués sur 30 élèves). La promotion la plus âgée appelée fut la 1887/190 (les membres avaient 45 ans ou moins en 1914, âge maximum pour le service actif).
Le 1er septembre 1921, on apposa une plaque commémorative dans le hall d’entrée de l’Ecole Normale. Elle comporte 102 noms, à l’issue de nos recherches dans le Livre d’Or des instituteurs tués en 14/18, nous avons décidé d’y associer les noms des 27 instituteurs, morts pour la France eux-aussi, et qui ne figurent pas sur cette plaque pour diverses raisons (maîtres issues d’autres Ecoles Normales, maîtres n’étant pas passés par une Ecole Normale ou tout simplement des maîtres décédés après 1921 des suites de leurs blessures de guerre).

Exposition itinérante « Des bataillons scolaires aux tranchées »
Médiathèque de Blanzy du 06/10 au 14/10
Mairie de Tournus du 16/10 au 23/10
Embarcadère à Montceau du 03/11 au 11/11 (exposition complète)

samedi 22 septembre 2018

Le rap au musée de la Maison d'Ecole de Montceau-les-Mines



Le rap au musée

Rencontre avec des « ados »



Antoine Chaînard, écolier du Centenaire, mis à l’honneur

Un groupe d’ados du Service Jeunesse de Montceau nous prouve que la lecture de l’histoire n’est pas qu’affaire de spécialistes… Le tournage d’une vidéo au musée fut une belle initiative qui leur a valu le Prix du Jury au Challenge Vidéo 2017. Un court-métrage à voir ou revoir sans attendre.

mardi 18 septembre 2018

2018 : dernière année de Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Chronique N°6


Le sergent Paul Constant Moutardier

Ecolier du Magny (Montceau-les-Mines)

Elève-maître à l’Ecole Normale

De Mâcon

Promotion 13/16

Dite « Promotion sacrifiée »

L’exemple d’un destin brisé 


Dans ce groupe, où se trouvent cinq conscrits, reconnaissables à la cocarde qu’ils arborent fièrement au plastron, figure Paul Constant Moutardier (debout au centre), assis devant lui se tient son frère Charles, de trois ans plus jeune. Paul est né le 28 août 1895 à Montceau-les-Mines et a vécu sa jeunesse à Rouvrat où ses parents tenaient un café, près du quartier du Magny où il alla à l’école.

Exposition itinérante « Des bataillons scolaires aux tranchées »
ECLA Saint-Vallier du 22/09 au 30/09
Médiathèque de Blanzy du 06/10 au 14/10
Mairie de Tournus du 20/10 au 28/10
Embarcadère à Montceau du 03/11 au 11/11 (exposition complète)

mardi 11 septembre 2018

Musée scolaire et Instructions de 1923


Retour sur le Musée scolaire


Détail d’un musée scolaire (collection musée)

Les Instructions Officielles de 1923

« Dans toutes les écoles, à tous les cours, la méthode employée doit être une méthode fondée sur l’observation et l’expérience. Un Musée scolaire, c’est un petit laboratoire, c’est un endroit où l’on range, après la classe, les matériaux que les enfants ont manipulés, les appareils qu’ils ont fait fonctionner. »


dimanche 2 septembre 2018

Gilles Personne



Qui connaît Gilles Personne ?

Gilles Personne (1602-1675)

Un patronyme pourtant destiné à l’oubli…


Gilles Personne naquit le 9 août 1602, sous le règne d’Henri IV, dans un village de l’Oise, enfant de petits paysans habitant à Roberval…

vendredi 24 août 2018

2018 : dernière année de Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Chronique N°5



2018 : dernière année de Commémoration
Du Centenaire de la Grande Guerre


« Défendre la Patrie : période 1914 - 1918»
(Première partie : L’école mobilisée)



Introduction


La Grande Guerre est une guerre de position, une infime partie du territoire est touchée par les combats. Ce n’est donc qu’à travers la propagande que les informations circulent, y compris dans l’école. L’image de l’Allemand est marquée par la sournoiserie, la cruauté, la brutalité (ne coupe-t-il pas les mains des petits enfants ?) et donc, par lien de cause à effet, les écoliers sont prêts à idolâtrer les « poilus ». Ils vivent au rythme des campagnes et des batailles. Les communiqués officiels sont commentés en classe, ils dessinent des cartes du front, les maximes de morales et les pages d’écriture sont empruntent du patriotisme qui doit mobiliser leurs jeunes esprits. L’école ne fait que relayer le discours officiel : sur le front, les poilus accomplissent le devoir de citoyens-soldats tant préparé dans leur jeunesse, mais ils protègent aussi leurs enfants de la barbarie allemande en se sacrifiant pour empêcher la réédition du désastre de 1871.

lundi 6 août 2018

2018 : dernière année de Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Chronique N°4


2018 : dernière année de Commémoration
Du Centenaire de la Grande Guerre

Au cours de cette dernière année et après trois expositions labellisées, le musée de la Maison d’Ecole à Montceau se propose de revenir sur la chronologie des évènements qui ont amené le premier conflit mondial, à travers une série d’article qui paraîtront périodiquement jusqu’à décembre 2018. En voici le quatrième : « Le tir scolaire ».

« Quand tu seras soldat ! Période 1870-1914 »
(Quatrième partie)


Catalogue Manufrance 1905 (numérisation ville de Saint-Etienne)



Le tir scolaire 

L’Arrêté du 6 juillet 1882 organisait l’exécution des exercices de tir réservés aux élèves de plus de 14 ans bien que les Ecoles Primaires Supérieures, les collèges et les lycées aient déjà été doté de trois carabines avec leurs munitions depuis fin 1881-début 1882 (lesquelles devaient être stockées dans la gendarmerie ou dans la caserne de la localité la plus proche). Il s’agissait d’exercer les jeunes gens au maniement de l’arme devant la cible, de surveiller le pointage et d’enseigner les positions réglementaires. Au  cours de l’année, les élèves pouvaient tirer 30 balles : 5 exercices de 6 balles. Toutes les précautions étaient prises et il était recommandé aux généraux, commandant les subdivisions, de mettre, si possible, les champs de tir à disposition. Pour l’anecdote, lors de leur retrait définitif des écoles (après la Grande Guerre),  ces armes furent cédées en grande partie aux forains qui, jusque dans les années 1980, les utilisèrent dans leurs stands.



lundi 16 juillet 2018

2018 : dernière année de Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Chronique N°3


2018 : dernière année de Commémoration
Du Centenaire de la Grande Guerre

Au cours de cette dernière année et après trois expositions labellisées, le musée de la Maison d’Ecole à Montceau se propose de revenir sur la chronologie des évènements qui ont amené le premier conflit mondial, à travers une série d’article qui paraîtront périodiquement jusqu’à décembre 2018. En voici le troisième : « La préparation des corps ».



« Quand tu seras soldat ! Période 1870-1914 »
(Troisième partie)

Publicité dans le Journal des Instituteurs et des Institutrices, décembre 1883 (collection bibliothèque de l’Hôtel de ville Paris, le musée de la Maison d'Ecole possède un exemplaire de ce fusil "Gras")


Création, organisation et fonctionnement des bataillons :

la préparation des corps

La loi du 28 mars 1882 met la gymnastique et les exercices militaires au nombre des matières d’enseignement des écoles primaires publiques de garçons :


« Art. 1  L’enseignement primaire comprend :

             1°) l’instruction morale et civique
             2°) la lecture et l’écriture
             ………
             9°) la gymnastique
            10°) pour les garçons : les exercices militaires
                   pour les filles, les travaux d’aiguilles ».  

lundi 2 juillet 2018

La musique à l'école



Une fin d’année scolaire en musique
Et rendez-vous en septembre pour la rentrée des classes !



"Cent ans d'école" (publication musée)

Matière scolaire devenue outil culturel

Dans le premier quart du siècle, les élèves-maîtres étaient peu nombreux qui, au sortir de l’Ecole Normale, pouvaient jouer d’un instrument capable d’entraîner leurs élèves au chant. Leur épais cahier, réglé musique, consignant tous les chants scolaires qu’ils avaient étudiés au cours de leur séjour à l’E.N., était souvent leur seul bagage dans le domaine musical, et leur propre voix restait leur seul instrument…

(Les chroniques du Centenaire seulement seront poursuivies en juillet et août)

vendredi 22 juin 2018

L'école sous Vichy



Regard sur l’école sous Vichy
juin1940-septembre1945


Témoignage de satisfaction, 1941 (collection musée)



Le maréchal PETAIN et l’école

Revenons sur cette période sombre, 78 ans après l’appel du Général de Gaulle :

"Il faut que l'école s'emploie à former une jeunesse résolue, virile et bien préparée à l'accomplissement de son devoir militaire (..) Cadres scolaires et cadres militaires ont une mission commune : développer la valeur physique, tremper les cœurs, forger les volontés."
A lire ces pensées du Maréchal Pétain, on comprend mieux "l'œuvre scolaire" du Régime de Vichy. Il s'agit de vérifier l'âme de la jeunesse, de cette jeunesse qui porte en elle  toutes les promesses de l'avenir, de l'éclairer sur ses devoirs nouveaux et de lui donner la force de les bien remplir. Voici des titres officiels  de leçons auxquelles les programmes de 1941 font une place de choix : « La volonté de servir »,  « La communauté nationale », « Le loyalisme envers le Chef de l'Etat », « La famille, assise de l'édifice social », « L'appel du héros et du saint », « La civilisation chrétienne »...