mardi 9 juin 2020
L'école nouvelle (2)
vendredi 29 mai 2020
L'école nouvelle (1)
lundi 29 mars 2021
1871 : à l’école de la Commune de Paris
1871 : à l’école de la Commune de Paris
Par Gérard Burtin
La Commune de Paris fête son 150e anniversaire en cette année
2021. Sa pensée éducative et son action effective en matière scolaire sont
encore très peu connues car le modèle dominant de l’histoire scolaire française
les oublie systématiquement.
vendredi 28 mars 2025
Journée internationale pour les droits des femmes 2025
Journée
pour les droits des femmes 2025
Être Normalienne en 1920
École
Normale de Mâcon
Yvonne à l’École Normale de
filles de Mâcon en 1920 (collection musée)
Être
Normalienne en 1920, entre sacerdoce et carcan ?
L’imposante
grille de l’École Normale de filles de la rue de Flacé s’est refermée sur elles.
Ceinte de hauts murs, l’École va séparer, de la rue, de la ville, de la
famille, de la vie sociale, les heureuses élues de la promotion 1920-1923, pour
un temps… Désormais, ces dernières vont intégrer le microcosme créé à
l’intérieur de ces murs : « le séminaire laïque » comme le
décrira Maurice Gontard. Tout sera modèle durant ces trois années. La rigueur
va s’imposer, dans les cours des professeurs, dans l’école annexe où elles
s’entraineront à respecter les canons de la leçon modèle, à l’internat enfin,
où se forgeront les bonnes habitudes et ce maintien ferme et réservé qui, mieux
que l’austère tenue vestimentaire, désignera « l’Institutrice »
qu’elles deviendront. La figure tutélaire de la Directrice de l’École Normale,
modèle parmi les modèles, y veillera… Une éducation à l’image de la société de
l’époque.
vendredi 13 mars 2020
Les écoles de Gourdon (71)
vendredi 27 septembre 2019
Les travaux manuels à l'école autrefois
vendredi 15 avril 2022
De Jean Zay au régime de Vichy
De
Jean Zay au régime de Vichy
Deux
visions de l’enseignement
La
rupture
Depuis
la Révolution française et au cours des différentes républiques, l’école
n’avait plus pour but de former des sujets, mais de former des citoyens,
dimension toujours éminemment politique. De fait, l’école a toujours été le
vecteur idéologique principal des institutions en place. L’école de Vichy, pour
la plupart des historiens, constitue une école rétrograde, véritable instrument
de propagande de la Révolution nationale, dont les pratiques paramilitaires
sont à rapprocher des mouvements de jeunesse mis en place par l’Italie fasciste
et l’Allemagne nazie. Une école aux antipodes de l’école républicaine de la fin
de la Troisième République incarnée par le Cartel des gauches et le Front
populaire d’avant-guerre 39/45.
vendredi 5 mars 2021
Enquête sur les écoles de Saône-et-Loire 1884
Enquête
sur les écoles de Saône-et-Loire
1884
L’Ecole
primaire supérieure de Montceau
La Communale
En juin
1884, Armand Fallières, ministre de l’Instruction publique du gouvernement de
Jules Ferry, lance la grande enquête nationale annuelle sur l’état des écoles
publiques en France et Algérie. L’opération a deux objectifs, d’une part, faire
l’inventaire matériel des besoins et, d’autre part, assurer la mise en œuvre des
lois de 1881 et 1882 rendant l’instruction des filles et des garçons
obligatoire, laïque et gratuite dans les « communales » (1). La consultation de ces archives remarquables
a le mérite de lever le voile sur l’implantation concrète de l’Ecole primaire
supérieure de garçons de Montceau en 1884, fournissant notamment les plans des
classes.
vendredi 31 janvier 2025
Ecoles ménagères patronales à Montceau et au Creusot
Deuxième
partie
L’école
ménagère
L’école ménagère de la Mine à Montceau, école de la 9e Écluse, cours de cuisine vers 1930 (collection musée)
Les écoles ménagères
Elles furent majoritairement d’origine privée : écoles
patronales ou associations catholiques principalement. On notera tout de même
les quelques tentatives de la Ligue de l’Enseignement, présidée par Jean Macé, à
la fin du 19e siècle, ou encore la création d’une école ménagère « ambulante »
par le Conseil général de Saône-et-Loire, en 1923 (1). On vit naître aussi des écoles ménagères publiques agricoles
dans quelques départements (dont celui du Doubs, école ouverte en 1913 et de la
Côte-d’Or) (2). Ces dernières
s’adressaient à des jeunes filles de plus de 12 ans, issues d’écoles primaires
rurales travaillant déjà à la ferme familiale ; ces jeunes filles
pouvaient prétendre à l’obtention d’un Certificat d’instruction ménagère agricole
après une formation assurée par des institutrices publiques titulaires du
Brevet Agricole Ménager délivré par le ministère de l’agriculture. Voyons ce
qu’il en fut dans le bassin Montceau-Le Creusot…
vendredi 1 février 2019
L'imprimerie Freinet à l'école
mardi 21 octobre 2025
L'ancêtre des musées d'école
L’ancêtre des musées d’école
Une
vitrine pédagogique
En
1879, trois mois après la victoire des Républicains face aux Royalistes et
Bonapartistes majoritaires jusqu’alors à l’Assemblée, Jules Ferry n’a pas
abandonné l’idée de rendre l’instruction primaire obligatoire en France, seul
gage de l’ancrage des valeurs républicaines par l’éducation des enfants. Pour
expliquer sa vision de l’enseignement, il va créer un lieu qui montrera les
innovations pédagogiques et la nécessaire évolution des méthodes
d’apprentissage, en collaboration avec Ferdinand Buisson (1). Ce sera le Musée pédagogique de la rue Gay-Lussac, à Paris,
premier du nom, mais déjà tourné vers l’avenir. Description…
mercredi 4 décembre 2024
Ecole ou gendarmerie ?
D’une
gendarmerie à l’autre
Quand
la confusion s’installe
Acte
I
Depuis 1856, le hameau du Montceau était devenu une commune, empruntant des fractions de territoire aux communes limitrophes. Blanzy céda quelques lieux-dits : le Monceau, le Bois-du-Verne, les Etivaux, la Petite-Sorme, Bel-Air, le Plessis, le Moulin, les Grands-Bois, le Bois-de-Gueurce ; Saint-Vallier en céda d’autres : les Oiseaux, Lucy, Barrat, la Saule ; Saint-Bérain-sous-Sanvignes n’en céda qu’un : le Bois-Garnier, de même que Sanvignes avec le Magny. 2302 habitants changèrent ainsi de commune sans se déplacer… En 1868, Blanzy et Sanvignes vont être mises à nouveau à contribution. À nouvelle commune, nouvel Hôtel de Ville et nouvelle gendarmerie, ce sera chose faite en 1874-75, car, jusqu’alors, la vie de Montceau-les-Mines était intimement liée à celle de la Mine, notamment au niveau des locaux communaux. Il est en effet établi qu’à sa création et pour de longues années, la commune ne posséda aucun édifice public et n’eut ni rues, ni places, ni ressources pécuniaires…
vendredi 9 avril 2021
Vercingétorix à l'école
Le
roman national
Toute
une histoire !
Vercingétorix, figure
emblématique du roman national patriotique, Petit Lavisse, 1913
Le
débat n’est pas clos
Périodiquement,
le débat sur le retour du « roman national » dans l’enseignement de
l’histoire refait surface. Il y a quelques années, lors de la parution des
nouveaux programmes d’histoire, certains, y compris des historiens, prônaient
ce retour de l’enseignement du « roman national ». Pour comprendre
cette mouvance, il faut remonter à l’école voulue par Jules Ferry et à un
certain Ernest Lavisse qui répondit à l’appel de la patrie.
samedi 21 janvier 2023
L'école de filles de la rue Centrale (actuelle rue Carnot) aujourd'hui disparue
Souvenirs
de l’école publique de filles de la rue Centrale
Par
Clotilde Gillot (1915-2002)
L’école publique de filles de la rue Carnot, vers 1900 (écomusée)
Deux
sœurs jumelles
Par
délibération du Conseil municipal de Montceau, en date du 9 février 1879,
l’architecte Dulac avait été choisi pour dresser le devis de construction de
deux groupes scolaires. Ces plans et projets ayant été acceptés par
délibération du Conseil municipal du 1er août 1879, c’est donc M.
Dulac, architecte, qui se vit confier la direction des travaux des deux écoles :
une école de filles rue Centrale (actuelle rue Carnot) et une école de garçons
rue de l’Est (actuelle rue jean Jaurès, bâtiment du musée). (extrait des
archives départementales de Saône-et-Loire, série T, liasse 150).
jeudi 24 novembre 2022
Une école maternelle pilote dans le quartier de la Lande à Montceau-les-Mines
Avant l’oubli
Souvenir des écoles de la Lande
Une lueur en pays
noir
Il fut une époque où le « pays noir » portait bien son nom. La poussière de houille recouvrait rues et maisons, et comme le raconte Henri Besseige : « on s’imprègne en respirant l’air lourd, l’air qui sent la benzine et le goudron, l’air de mon pays sans beauté, sans passé, sans poésie, sans gloire…, Montceau-les-Mines, le pays noir…, mon pays ! » (1). Montceau-les-Mines, ville nouvelle créée en 1856, vit son développement suivre la progression de la mine. Au contraire de la plupart des villes qui s’accroissaient sur toute leur périphérie, Montceau s’est logiquement développée vers le sud-ouest, suivant la découverte des nouvelles couches d’extraction. Ainsi le quartier de la Lande prit-il son essor, occupant une des régions les plus élevées et les plus aérées du bassin…
vendredi 2 février 2018
Historique de l'école publique à Montceau
vendredi 6 février 2026
La photographie scolaire
La
photographie scolaire
Entre
voyeurisme et intimité
La
photographie de classe fige un instant de vie qui se voudrait, symboliquement,
une image de l’école magnifiée, un miroir dans lequel chacun se projette et se
reconnaît. Toutefois, les attitudes sérieuses demandées par une maîtresse ou un
maître sévère, révèlent parfois une réalité et un naturel qui revient au galop.
Se voulant irréprochable, l’élève laisse entrevoir, quelques fois, des poses et
une personnalité aussi insolites que fugaces, au détour d’un sourire coquin
esquissé ou d’un regard vague cachant d’autres douleurs. L’exercice figé prend
alors vie pour l’observateur attentif. La photographie scolaire a sa place dans
l’intimité des albums de famille, précieusement conservée, mais là encore, curieux
paradoxe, elle endossera dans le temps un statut « public »,
puisqu’elle sera scrutée par d’innombrables yeux, diffusée qu’elle sera dans la
communauté qui entoure l’école et sera partagée largement aussi par les
générations futures.
mercredi 22 novembre 2023
Contexte social et origine des écoles du Bassin minier (première partie)
Contexte
social et origine des écoles
En
Bassin minier
Première
partie : la naissance d’une dynastie
Dans
les limites de son exploitation, le Bassin minier dit « de Blanzy »,
sur un territoire approximativement long de 10 kilomètres du Nord-Est au
Sud-Ouest, et large de 8 kilomètres du Nord-Ouest au Sud-Est, groupe
actuellement, plus ou moins, une population de 37 000 habitants, alors qu’elle
en comptait plus de 50 000 en 1975[1]. Cette population est surtout répartie entre
les bourgs et les quartiers des communes de Blanzy, Sanvignes, Saint-Vallier,
même Saint-Bérain, et essentiellement Montceau-les-Mines. Cet article est la
reprise en trois épisodes, complétée, mise à jour par de nouvelles données et
illustrée, de l’étude « Origine
des Ecoles du Bassin minier de Blanzy, dans leur contexte social, de 1832 à
1956, environ » issue
du fonds Gillot archivé au musée de la Maison d’Ecole et signée Pierre Gillot
en décembre 1979.
[1] Dans l’ordre suivi
ci-dessus des noms des communes ; nombre de leurs habitants : 4975 +
6 278 + 10272 + 910 + 28 204 =
50 639 habitants (Sources I.N.S.E.E 1975).
jeudi 6 novembre 2025
Commémoration de la Grande Guerre : Blanche Cavarrot, héroïne dévouée à sa mission
Blanche Cavarrot
Une héroïne dévouée à sa mission
La colonie de Cancale,
Blanche Cavarrot : non identifiée au dernier rang (Archives municipales et
communautaires de Reims)
1914-1918 :
l’école sous les bombes
Dans
un article du 11 novembre 2022 vous était contée l’histoire de Marie-Clémence Fouriaux,
institutrice et héroïne de la Grande Guerre (1).
Elle ne fut pas seule dans son action, mais épaulée par une camarade non moins héroïque :
Blanche Cavarrot, tombée, elle aussi, dans l’oubli. Nous ne possédons pas de
portrait de Blanche mais elle figure cependant sur la photographie de groupe de
la colonie cancalaise des enfants de Reims et de la Marne en compagnie de
Marie-Clémence. Si cette dernière est identifiée (4e maîtresse au
centre du dernier rang), Blanche fait partie des 6 autres… Revenons sur
l’action de cette institutrice de maternelle durant les deux conflits de 14-18
et de 39-45.
vendredi 13 janvier 2023
La mémoire effacée
Derniers
soubresauts d’une école de quartier
Partie de l’école de la
Sablière détruite par le feu (photographie la Renaissancehebdo, Nelly Desplanches)
La
Mère en Gueule part en fumée
Les
habitants du Bassin minier ont perdu une partie de leur mémoire ouvrière après
le sinistre qui a frappé le local de la Mère en Gueule. Il serait bon de
rappeler à chacun, la réalité de ce symbole qui a été détruit. C’était un
symbole et un patrimoine dont nous étions tous les héritiers. Un chapitre de la
vie de la Mère en gueule a pris fin aujourd’hui, et, ironie du sort, là-même où
l’histoire du Montceau a commencé le 24 juin 1828. La Mère en Gueule survivra à
cette épreuve, sans nul doute, mais avec l’aide et le soutien de tous. Retour
pour mémoire, sur le quartier des Alouettes/la Sablière, premier quartier
montcellien.


















